L’entraînement avec restriction du flux sanguin (BFR) améliore les performances même à faible charge

Jan 28 / Arnaud BRUCHARD










En un coup d'oeil

  • À la différence de l'entraînement avec forte charge, les exercices aérobie et/ou avec résistance du poids de corps impliquent une charge externe faible, moins stressante pour le système musculosquelettique 
  • Le BFR est une méthode prometteuse pour limiter le stress musculosquelettique
  • L’entraînement aérobie avec BFR augmente la capacité aérobie de 4 à 9 % et la force musculaire de 6 à 31 % 
  • L’entraînement en résistance au poids du corps avec BFR améliore la force (4–11 %) et l’hypertrophie musculaire (3–5 %) 
  • Les effets du BFR sont supérieurs à ceux d’un entraînement de même intensité sans BFR 

Pourquoi cet article est intéressant ?

Avis du pôle scientifique : Pastille verte. La bonne qualité méthodologique de cette revue systématique permet de contrôler le risque de biais. Le BFR représente une approche novatrice et accessible pour améliorer la performance physique à faible intensité. Il permet de reproduire les effets d’un entraînement lourd tout en limitant les contraintes articulaires, un atout majeur pour les sportifs en reprise, les patients en rééducation et les pratiquants à domicile. Cette revue systématique conforte la place du BFR dans les stratégies d’entraînement modernes.

Objectif de l'étude

Évaluer les adaptations chroniques musculaires, cardiovasculaires et fonctionnelles issues d’un entraînement aérobie ou au poids du corps réalisé avec BFR, comparées à un entraînement équivalent sans BFR. 

Méthodologie

  • Population : Adultes en bonne santé (>18 ans), hommes et femmes, issus de 33 études (n = 768)
  • Intervention : Entraînement aérobie (marche, course, vélo) ou en résistance au poids du corps avec BFR 
  • Comparateur : Entraînement de même intensité sans BFR. 
  • Outcome : Changements de force, hypertrophie musculaire, capacité aérobie et fonctions physiques. 
  • Temps : Études longitudinales d’au moins 2 semaines (jusqu’à 8 semaines). 
  • Schéma d’étude : Revue systématique d’essais contrôlés randomisés.

RÉSULTATS ET DISCUSSION

RÉSULTATS ET DISCUSSION

RÉSULTATS ET DISCUSSION

RÉSULTATS ET DISCUSSION

RÉSULTATS ET DISCUSSION

RÉSULTATS ET DISCUSSION

RÉSULTATS ET DISCUSSION

Le BFR appliqué à des exercices aérobies ou au poids du corps provoque des gains significatifs en force, masse musculaire et capacité aérobie. Les augmentations observées vont de 4 à 9 % pour la VO₂max, de 6 à 31 % pour la force et de 2 à 11 % pour la masse musculaire. Ces effets sont comparables à ceux d’un entraînement de haute intensité réalisé sans BFR. Le BFR s’avère donc une option efficace et sûre pour optimiser la condition physique à faible charge externe. 

Implications pratiques                                     

Le BFR peut être intégré en rééducation, en préparation physique ou dans des programmes à domicile. Il permet de maximiser les bénéfices physiologiques d’un exercice léger, constituant une alternative sûre, adaptable et accessible aux charges élevées.

L'ARTICLE

Bommasamudram, T., Morrell, Z. G., Clarkson, M. J., Nayak, K. R., Kadavigere, R., Russell, A. P., & Warmington, S. A. (2025). Chronic adaptations to blood flow restriction aerobic or bodyweight resistance training: A systematic review. Journal of Sports Sciences, 43(19), 2241–2255. https://doi.org/10.1080/02640414.2025.2474346